La difficulté de la prépa tient moins au niveau des contenus qu'au volume à traiter et à la durée de l'effort.
Ficher, réviser à intervalles espacés, refaire les exercices sans le corrigé, et traiter les erreurs plutôt que les contourner. Relire passivement donne une impression de maîtrise trompeuse, phénomène bien documenté en psychologie cognitive.
Réduire son temps de sommeil dégrade la mémorisation et la concentration au point d'annuler le temps de travail gagné. Les étudiants qui tiennent sur deux ans sont presque toujours ceux qui ont préservé des horaires réguliers.
Les notes sont volontairement basses et le classement relatif : une note qui paraîtrait catastrophique au lycée peut être excellente. Comprendre cela évite le découragement des premières semaines, qui provoque la plupart des abandons.
Le travail en groupe, les colles et les échanges avec les professeurs sont des ressources sous-utilisées. La plupart des lycées disposent par ailleurs d'un accompagnement psychologique, dont le recours n'a rien d'exceptionnel.